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Ce vendredi 22 janvier, l’ambiance était studieuse et attentive pour les quelque 300 auditeurs installés en salle Les Viviers à Anzin-Saint-Aubin et venus assister à la soirée d’études sur le thème de l’éducation des citoyens de demain, entièrement orchestrée par Marc Loison.
On ne présente plus aux Anzinois ce maître de conférences et membre du CREHS de l’université d’Artois qui, depuis plus d'un an, rédige chaque mois la rubrique Histoire Locale de leur bulletin communal. Il était donc tout naturel pour le conseil municipal de répondre favorablement à sa proposition d’organiser dans sa commune une rencontre autour de son sujet de prédilection : l’éducation, son histoire, son avenir. Au cours de cette soirée, Marc Loison a tout d’abord choisi de donner une conférence retraçant l’histoire de l’école primaire française du XVIe siècle à nos jours. Dans un second temps, une table ronde d’une douzaine d’intervenants a abordé différentes problématiques actuelles de l’éducation. En première partie, le propos fluide et d’une grande richesse documentaire était en outre étayé de nombreux exemples issus de l’histoire régionale. Ne se contentant pas de balayer cinq siècles d’histoire de l’école primaire, celui-ci a bousculé au passage quelques idées reçues ; par exemple concernant l’illettrisme, qui touche trois fois plus de personnes issues du monde rural que celles venant de zone urbaine sensible, ou encore la violence dont des enquêtes récentes démontrent qu’elle touche près de 40% des élèves au cours de leur scolarité. Ce faisant, ce sont de nombreuses pistes de réflexion qu’il a fournies pour la table ronde qui faisait suite à son intervention.  La sélection d’invités, tous spécialistes du monde de l’éducation, avait été soigneusement préparée par Marc Loison. Qu’ils soient inspecteur d’académie, enseignant, directeur d’établissement, psychologue, inspecteur de l’éducation nationale, élu ou encore maître de conférences, la confrontation de leurs points de vue a apporté des éclairages complémentaires et parfois contradictoires sur des points qui font actuellement débat au sein de l’Éducation nationale et dans notre pays. Ont ainsi été abordés l’échec scolaire et l’incapacité du système éducatif français à gommer les inégalités sociales, la suppression de la carte scolaire, les réformes en cours telles que la suppression du département et la suppression des IUFM, la désaffection des étudiants pour les sciences… Dans la salle, un public d’enseignants, d’universitaires, parfois venus de loin, mais aussi de nombreux citoyens, parents, grands-parents, concernés par ce sujet de l’éducation des futurs citoyens et dont l’attention n’a pas fléchi durant les trois heures qu’aura duré cette rencontre. En fin de soirée, tous étaient convaincus que la réforme - nécessaire - de l’éducation pour faire de nos enfants des citoyens éclairés et armés pour leur vie future est l’affaire de tous. Et qu’il est indispensable, pour la mener à bien, d’y associer tous les acteurs du monde éducatif. Pour reprendre l’expression d’un des universitaires présents à cette soirée d’études, cette initiative est un bel exemple de "démocratie cognitive".
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